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 E-U : fin des tests de produits chimiques sur des animaux ?

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Daniel
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MessageSujet: Tests de toxicité au XXIe siecle   Jeu 30 Aoû 2007, 17:24

Communiqué de presse

Les Etats-Unis vont-ils cesser de tester les produits chimiques sur des
animaux ?

Paris, 30 août 2007 - Le Conseil national de la recherche (NRC) des
Etats-Unis a récemment publié un rapport intitulé "Tests de toxicité au
XXIe siècle : une vision et une stratégie", dans lequel il dénonce les
failles des tests actuels sur des animaux et propose de mettre au premier
plan les tests réalisés sur du matériel humain. L'industrie chimique et
pharmaceutique en a pris bonne note, cette dernière étant déjà bien
engagée dans cette voie. Un rapport qui serait particulièrement opportun
en Europe, où vient d'entrer en vigueur le règlement REACH :
Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques.

La Commission européenne a estimé à plus de 100.000 les substances
présentes dans notre environnement et de plus en plus de publications
scientifiques suggèrent ou démontrent un lien entre notre exposition
permanente à un cocktail de ces substances et de nombreuses maladies
graves dont l'incidence ne cesse d'augmenter : cancer, maladies
neurologiques (Alzheimer, Parkinson...), allergies, etc. Pourtant, les
effets précis de la majorité de ces substances sur notre santé, ainsi que
leurs mécanismes d'action, sont mal connus, et pour cause : le Professeur
Thomas Hartung, directeur d'ECVAM et, donc, conseiller scientifique de la
Commission européenne, qualifie les actuels tests de toxicité sur des
animaux de "tout simplement de la mauvaise science."

Il était donc grand temps de se tourner vers des méthodes véritablement
scientifiques. Les résultats obtenus sur des animaux n'étant pas
transposables aux humains, c'est avec grande justesse que le rapport du
NRC annonce : "Les progrès en toxicogénomique, bioinformatique, biologie
des systèmes, épigénétique et toxicologie modélisée sur ordinateur
pourraient transformer les tests de toxicité d'un système fondé sur des
tests sur l'animal entier vers un système fondé principalement sur des
méthodes in vitro qui évaluent les changements dans les processus
biologiques en utilisant des cellules, des lignées cellulaires ou des
composantes cellulaires, de préférence d'origine humaine." et aussi : "Il
est attendu du changement prévu que soient générées des données plus
robustes sur les risques potentiels posés aux humains par l'exposition à
des agents présents dans l'environnement et que l'on dispose d'une plus
grande capacité de tester des substances chimiques de façon plus
efficace."

Un article paru début août dans la revue Chemical Engineering News, très
diffusée dans le milieu concerné, présente le rapport du NRC et souligne
la différence de stratégie entre l'industrie pharmaceutique, qui a recours
depuis longtemps à des tests sur du matériel humain (bien que non
exclusivement) et l'industrie chimique où la toxicologie demeure largement
fondée sur les tests sur des animaux.

Pourtant, l'industrie chimique européenne a tout intérêt à se tourner vers
les nouvelles méthodes, ne serait-ce que parce que REACH impose désormais
des tests dont le coût sera prohibitif (en particulier pour les PME) s'ils
doivent se faire sur des animaux.

Antidote Europe et ses partenaires européens ont obtenu que REACH
encourage la toxicogénomique, la première méthode citée par le rapport du
NRC. Les chercheurs d'Antidote Europe ont apporté une contribution majeure
à cette méthode, en développant une approche qui permet de tester des
centaines de substances en parallèle, de façon automatisée, en moins d'une
semaine (alors qu'un test de toxicité "classique" dure deux ans) et pour
un coût d'environ 10.000 euros par substance (contre plusieurs centaines
de millions de dollars pour la toxicologie du XXe siècle... qui n'avait
pas beaucoup évolué depuis le XIXe !).

Antidote Europe félicite donc le NRC et incite vivement les autorités
européennes à adopter, elles aussi, la toxicologie du XXIe siècle, dans
l'intérêt de notre santé, de l'environnement, mais aussi de la
compétitivité et de l'image de marque de l'industrie chimique. Antidote
Europe est une association à but non lucratif, créée par des chercheurs
issus du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), oeuvrant
pour une meilleure prévention en matière de santé humaine. Plus
d'informations sur [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Contact : Claude Reiss (33 (0)1 60 12 14 54) ; André Ménache (44 1892 526
326 ou 44 7906 446 889 (portable))



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MessageSujet: Re: E-U : fin des tests de produits chimiques sur des animaux ?   Jeu 30 Aoû 2007, 19:52

Pour qu'un dispositif expérimental soit considéré comme le modèle du phénomène que l'on désire étudier, les réactions observées en laboratoire doivent être identiques à celles du phénomène naturel ou s'en approcher selon des lois connues. Par exemple, un modèle réduit de sous-marin à échelle de celui que l'on veut construire, avec les mêmes matériaux, pourra être utilisé pour étudier les propriétés hydrodynamiques ou autres et, éventuellement améliorer la forme ou la résistance des matériaux avant de lancer la construction du grand sous-marin. En ce qui concerne l'expérimentation animale, il semble évident, déjà de façon intuitive, qu'aucune espèce ne ressemble suffisamment aux autres pour servir de modèle. Chacune occupe une niche écologique particulière, ce qui veut dire que chacune a des habitudes uniques en ce qui concerne son alimentation, son rythme d'activité et de repos, sa période de rut, son temps de gestation, etc. Toutes ces différences sont déterminées physiologiquement par la capacité digestive, par les hormones qui régulent les rythmes biologiques, etc. Placés dans la même situation, que ce soit une épreuve stressante ou l'absorption d'une substance chimique, rien ne permet donc d'affirmer que deux espèces animales différentes auront la même réaction. De vagues notions anatomiques et physiologiques ont pu être étudiées sur certains animaux et généralisées à tous, du temps où l'on ignorait encore jusqu'à la fonction des organes mais, de nos jours, les connaissances que nous recherchons sont trop précises et ne concernent que l'espèce étudiée.

En fait, dès les débuts de l'expérimentation animale, dans l'Antiquité, les physiologistes en herbe se sont vite aperçus des limites de leurs prétendus modèles et ils ont tenté d'expérimenter sur les humains. A Alexandrie, sous le règne des Ptolémées et grâce à l'appui de ceux-ci, Hérophile et Erasistrate, deux des pères de la physiologie, expérimentaient sur des humains condamnés à mort. Au XIXe siècle, Claude Bernard, le physiologiste qui a généralisé la pratique de la vivisection, affirmait que les expériences sur les humains sont les plus concluantes et n'étudiait les animaux que parce que la loi et la morale défendaient d'expérimenter sur les humains, ainsi qu'il l'explique dans son "Introduction à l'étude de la médecine expérimentale".

Par obligation légale, tous les médicaments sont testés sur les animaux avant d'être autorisés à la vente. Or, les effets secondaires de médicaments sont parmi les principales causes de mortalité dans les pays développés. Alors qu'il était ministre de la Santé, Bernard Kouchner révélait le nombre de victimes en France : près de vingt mille morts et 1,3 millions d'hospitalisés par an (Le Monde, 13 novembre 1997). Si l'animal était réellement le modèle de l'homme, les effets mortels des médicaments n'auraient-ils pas été décelés ? Si l'animal était le modèle de l'homme, n'aurait-on pas déjà trouvé le moyen de guérir le cancer, depuis les décennies que l'on finance généreusement la recherche sur les animaux dans ce domaine ?

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